Le Lundi 25 Février 2013 par Charles Pietri

La tension entre Free et Bouygues Telecom a pris place jusque dans les tribunaux. Suite à une plainte de la filiale de Bouygues, Free a été condamné à payer 25 millions d’euros de dommages et intérêts pour dénigrement. De son côté, Bouygues Telecom devra verser 5 millions d’euros à Free.

Entre Free et Bouygues Telecom, les relations ne sont pas tendres. Au lancement de Free Mobile, Xavier Niel avait ouvertement tapé sur la filiale de Bouygues qui, elle-même, ne s’était pas privée d’allusions à base de pelouses et de romanichels. Dans ce combat verbal, la justice a tranché et a condamné les deux entreprises.

Bouygues Telecom avait déposé une plainte contre Free estimant que le nouvel entrant se livrait à une campagne de dénigrement systématique de ses concurrents. Les propos de Xavier Niel étaient directement en cause puisque le dirigeant avait notamment utilisé les termes de « racket », « arnaque » ou encore « escrocs » pour qualifier ses concurrents, dont Bouygues Telecom. La filiale de Bouygues évaluait le préjudice subi à près de 100 millions d’euros.

Au final, le tribunal de Commerce de Paris a condamné Free à payer 25 millions à Bouygues Telecom : 15 millions pour la perte de clients et 10 millions pour l’atteinte à son image de marque. En outre, les sociétés Iliad, Free et Free Mobile ne pourront plus utiliser les termes « arnaque », « racket » et « escroquerie » sous astreinte de 100 000 euros par infraction constatée.

Mais Bouygues Telecom ne ressort pas blanc comme neige de l’histoire. L’opérateur a également été condamné à payer 5 millions d’euros à Free pour « des actes de dénigrement commis qui ont entraîné une perte de clientèles. » Le tribunal reproche à Bouygues Telecom d’avoir utilisé la thématique du « coucou », d’avoir qualifié le réseau mobile de Free de « calamité » ou encore d’avoir déclaré que son offre était « scandaleuse ».

Free a d’ores et déjà indiqué qu’il ferait appel de la condamnation. Si celle-ci se confirme, d’autres concurrents, comme SFR, pourraient être tentés de poursuivre le trublion en justice.

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