Un groupement d’acteurs dans le WiFi veut simplifier l’utilisation des hotspots pour Juillet prochain. Le but étant évidemment de faciliter et donc améliorer l’accès des internautes aux réseaux WiFi disponibles et de alléger les réseaux 3G et 4G des opérateurs mobiles.

    Etant donné que la consommation de data mobile augmente de manière impressionnante, les opérateurs mobiles veulent transférer ce trafic vers les hotspots et vers les réseaux 3G et 4G. Le WiFi amènerait aussi une meilleure couverture dans les bâtiments. Mais il n’y a pas de handover pour le WiFi , c’est-à-dire de possibilité de basculer d’un hotspot à un autre sans interruption. Les fournisseurs d’infrastructures planchent sur ce chantier.

   La WiFi Alliance a pour objectif de standardiser les terminaux des utilisateurs et les points d’accès afin d’assurer l’interopérabilité peu importe les fournisseurs. La certification WiFi Passpoint cherche à approvisionner un ensemble standard d’outils pour l’interopérabilité entre les périphériques clients provenant de différents fournisseurs et les points d’accès. La WiFi Alliance a signé un accord avec un groupe d’opérateurs appelé Wireless Broadband Alliance, pour finaliser les normes en matière de hotspots.

AUTHENTIFICATION PAR CERTIFICAT ET CARTE SIM

   Le point positif le plus important de la norme Passpoint sera de supprimer les écrans de démarrage des hotspots publics au moment de la connexion des utilisateurs. Mais en réalité l’identification pour accéder au réseau se fera en arrière-plan, via une multitude de mécanismes, passant par la carte SIM ou des certificats. Ces procédés doivent laisser la possibilité à des équipements (appareils photos, caméras) qui ne disposent pas de navigateur de se connecter à des hotspots, relève la WiFi Alliance.

   La première étape du programme en plus des techniques d’identification va certifier les équipements réseaux en s’appuyant sur la norme 802.11u (mise en place le 25 février 2011). Durant cette période, l’association va se pencher sur la sécurité pendant l’utilisation d’un hotspot à partir de technologie WPA-2 Entreprise. Dans une deuxième étape, elle va planifier un système simplifié pour l’élaboration d’un nouveau profil utilisateur sur un point d’accès. Un ajout des programmes spécifiques aux opérateurs par rapport à leurs abonnés doit aussi être fait (ex: la sélection du réseau.) Un accord devra alors se faire sur l’itinérance entre leurs réseaux WiFi.

    « Cela va se faire sur le long terme » a annoncé Peter Jarich, analyste de Current Analysis, en ce qui concerne le projet Passpoint, mais il observe que « les opérateurs regardent attentivement comment faire évoluer leurs réseaux ». Pour preuve de ce phénomène, Ericsson a déclaré l’acquisition de BelAir Networks, spécialiste du WiFi au Canada. Le consultant dit aussi que cette décision donnera la possibilité aux opérateurs d’obtenir davantage d’informations et de bénéficier  d’un contrôle sur l’utilisation des hostspots. Elle pourra avoir une répercussion sur le développement des antennes-relais des opérateurs. Seulement le problème qui risque de se poser c’est que les investissements sur ces technologies vont peut-être amener les opérateurs à facturer l’utilisation des hotspots hors forfait.


Caro

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